Le Model Actantiel de Julien GREIMAS

Certains l’attendent depuis un petit bout de temps, et voilà maintenant c’est chose faite: je reviens avec un nouveau billet. Et cette fois-ci j’ai décidé de revenir sur un concept plus commun à tous ou du moins je l’espère: « Le Model Actantiel » de Julien GREIMAS. Je n’ai rien trouvé d’autre pour joindre le blogging à mes révisions. GREIMAS a proposé le modèle actantiel, inspiré des théories de Propp. Le modèle actantiel est un dispositif permettant, en principe (j’ai bien dit en principe) , d’analyser toute action réelle ou thématisée (en particulier, celles dépeintes dans les textes littéraires ou les images). L’analyse actantielle consiste à classer les éléments de l’action à décrire dans l’une ou l’autre de ces classes actantielles. Et en tout il y a 6 classifications actantielle.

Julien GREIMAS

Ces 6 actants (le sujet, l’objet, le destinataire, le destinateur, l’adjuvant et l’opposant) se divisent en 3 axes d’opposition. Et pour bien comprendre ce concept, nous allons à la fois la mettre en pratique et l’expliquer. Pour illustration, je prendrais l’histoire la plus connue du monde, celui de Jésus dont le destin fut de mourir pour sauver le monde. (Enfin si vous n’êtes pas croyants ou chrétiens vous avez sûrement déjà entendu cette histoire. Non c’est pas pour relancer le débat sur la laïcité ou truc du genre). Alors mettons en scène tout cela.

model actantiel
  • Axe du vouloir . C’est ce qui relie le sujet à l’objet de sa quête, où de son désir. Le sujet est ce qui est orienté vers un objet. La relation établie entre le sujet et l’objet s’appelle jonction. Dans notre exemple Jésus veut sauver le monde,qui fait de Jésus le sujet et de son désir de « sauver le monde » l’objet (notons au passage que les actants ne sont pas forcément des personnages, mais peuvent aussi être des concepts, des états d’esprits ou autres choses…). Là c’est déjà suffisant pour une analyse. Mais on peut parler de fonction conjointe ou de fonction disjointe, mais cela dépend du point de vue, positif ou négatifs de l’action (la je simplifie). Par exemple le désir de Jésus de « sauver le monde » est une fonction « conjoint », en opposition à « une fonction disjointe » de ceux qui ont voulu le tuer. (Et oui, GREIMAS est assez positiviste comme mec et il n’est pas le seul d’ailleurs …)
  • Axe du pouvoir: C’est ce qui relie l’opposant et l’adjuvant, cela étant que les 2 peuvent influencer la réussite ou l’échec de la quête du sujet. L’adjuvant est celui qui aide le la sujet dans sa quête. Dans notre exemple on peut prendre le pouvoir de Jésus comme adjuvant, car c’est grâce à ce pouvoir qu’il a pu accomplir sa quête (imaginez juste Jésus sans miracles). En opposant on peut prendre Judas, ou tous ceux qui ont tenté de tuer Jésus car eux aussi ont un pouvoir sur l’accomplissement ou non de la quête …
  • Axe de la transmission ou axe du savoir (selon Greimas): C’est ce qui relie le Destinateur à son Destinataire. Dans notre exemple on peut prendre « Dieu » comme destinateur, car il envoie « le sauveur ». Car il « sait » que les hommes ont besoin d’être sauvés et offrent cette possibilité. Et le destinataire est celui pour qui la quête est réalisée. Dans notre exemple c’est pour l’humanité que Dieu a envoyé Jésus. L’humanité est donc le destinataire du « sauvetage divin ».

Il me semble que c’est la théorie de GREIMAS la plus connue, et un bon point d’enter pour sa sémiotique. En tout cas pour ma part ma révision est en train de se faire …

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