celle qui ne dit rien

L’espace d’un instant, je contemplais dehors et je voyais des feux d’artifices dans le ciel. Ils étaient loin, mais assez près pour être vu de là où je suis, assez près pour être vu de ces messieurs qui n’ont pas eu assez d’argent pour allez au concert de ce célèbre chanteur qui vient d’Anosibe(Rossy). A défaut de « tapolaka » ils se sont juste contentés du « Tapan’ny Bota ». Cela me fait tout drôle, mais je ne me suis jamais demandé qui étaient ces hommes qui sont là tout les jours, au bar, à boire leur consommation à 300 Ariary. Et à attendre qu’un autre client arrive, pour lui parler de n’importe quoi, pour devenir son ami l’espace de l’instant, où ce dernier à encore quelques consommations à offrir.

Est-ce qu’ils ont des familles ? Est ce qu’ils ont des femmes, des enfants ? je ne me suis jamais occuper de connaitre les détails de leurs vies. Cela ne me concerne pas. Je ne suis qu’un passant qui baisse là tête face à leurs regards pour que jamais ils me reconnaissent ; pour qu’ils ne m’adressent pas la parole, pour qu’on ne devienne pas amis. Un peu plus loin, comme d’habitude, je tournerais surement la tête, mais trop longtemps.

Je ne les verrais pas rentrer chez eux, peut-être qu’ils ne rentreront pas tout de suite, surement plus tard dans la nuit. Leurs pieds ne seront plus très stables, et leurs voix commenceront à prendre ce ton grave et mal articulé. Surement ils vont rentrer en hurlant, en criant leurs rages contre le monde, contre la société, contre le sort. Ils auront surement faim, mais chez eux il n’y aura rien à manger. Le feu ne sera même pas allumé, et puis après tout peut importe. Ils ont de quoi dormir, de quoi oublier c’est le plus important. Il se dira que même juste pour ça ils ont eu de la chance.

Dans le noir, tourmenté par son ventre vide, mais anesthésié par l’alcool, ils auront une pensé pour ceux qui ont moins de chance qu’eux, pour ces femmes dont les maris sont alcooliques. Pour celles qui se font tabassé chaque soir par un époux ivre mort. Pour ces enfants qui dorment le ventre vide après avoir passé toute la journée à jouer à l’espoir sur les bords de la rivière d’Anosibe. Pour ces enfants dont les pères ne travaillent pas, utilisant les pauvres 300 Ariary gagné en faisant la manche pour oublié leurs situation.

Bien qu’ils penseront à ces plus malheureux qu’eux, à ces malchanceux qui n’ont pas eu la chance de boire pour oublier, qui dort le ventre vie et le visage roué de coups. Bien sur qu’ils penseront à ces êtres qui ont été assez malchanceux pour être leurs femmes et leurs enfants. Comment ne pourraient-ils pas ? Quand on est soul ont est obligé de se retourné et de voir la vérité à un moment ou à un autre.

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excusez si je n’ai pas trouvé de moyens plus conventionnel de souhaiter une joyeuse fête des mère.

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